Archive pour mai 2009

La place des jeunes est primordiale!

Lundi 25 mai 2009

Par Gérald Larose, président.

 

Les journaux ont dit 500. La radio 1000. J’y étais. Au bas mot, en ce 24 mai 2009,  à Montréal, nous étions 2000 à répondre à l’appel d’un groupe « spontané » de jeunes souverainistes à « marcher vers l’indépendance ». L’ambiance était festive. La marche,  rythmée. Le verbe,  clair.  « Qu’est-ce qu’on veut? On veut l’indépendance ».

Tout était surprenant dans ce regroupement. D’abord l’initiative. Émanant d’un groupe informel de jeunes dialoguant essentiellement par internet et rattachés à aucune organisation.  Aussi l’organisation. Minimale au sens où il n’y avait pas de logistique lourde. Et le message. Extraordinairement épuré martelant l’essentiel projet de faire du Québec un pays. Sans ajouter le point de chute de l’itinéraire qui nous a conduits à la Place du Canada devenu dans les circonstances la Place de l’Indépendance, baptisée qu’elle fut par une pluie de poèmes de nos plus grands auteurs

Cette marche était une initiative citoyenne. Son déroulement s’est fait hors cadre. Son message n’en fut que plus percutant. Il témoigne de l’existence très concrète  de volontés « spontanées », « inorganisées » et « très jeunes » de voir le Québec devenir un pays. C’est ce que  la composition de la manifestation illustrait abondamment d’ailleurs.

Reste le défi de transformer cet élan en contribution au  mouvement social porteur du projet de l’indépendance du Québec. Répétons-le. Contrairement à l’immense majorité des peules, le Québec a choisi les urnes et non les armes pour conquérir sa liberté. Il a situé son combat dans le champ de la démocratie. Il  a décidé de travailler sur lui-même, de faire les débats, de mobiliser les convaincus, de convaincre les hésitants, de contredire  les opposants et d’appeler toutes ses composantes à réfléchir,  à prendre position et à s’exprimer. Dans ce brassage sociétal les partis politiques ont un rôle déterminant à jouer. Seul il ne suffit pas.  Le mouvement social est nécessaire.   Et dans le mouvement social, la place des jeunes est primordiale.

Est-ce un piège? Comment l’éviter?

Lundi 11 mai 2009

Par Gérald Larose

 

Nous avons sué “sang et eau”! Tous n’étaient pas d’accord. Nous l’avons fait quand même. Déficit zéro. L’avenir d’un peuple et de ses politiques publiques, disions-nous, seront  mieux servis par des finances  saines que par un État qui additionne des déficits à ses dettes. Un grand coup a été donné. Qui a laissé des marques. L’équilibre a été atteint. Puis le début du  réinvestissement eut  lieu et des nouvelles politiques sociales furent aménagées. Notamment les centres de la petite enfance et les  dispositifs de développement local et régional pour ne nommer que ceux-là.

Puis vinrent les libéraux  fédéralistes : diminution des impôts de l’État québécois, affaiblissement de sa capacité  de conduire les grands travaux (PPP), sous-traitance au privé du  développement économique local et régional (les  FIERs) changement de vocation de la Caisse de dépôt et de placement  (priorité aux rendements  et non au développement ), vente de la Bourse de Montréal, croissance de la dépendance du Fédéral  pour la conduite des affaires économiques, croissance de la dette, puis,  finalement,  retour aux déficits… case départ.  Tout ce parcours pour rien!

 

Le gouvernement Charest, comme tous les gouvernements de droite, met à mal les finances de l’État. Dans quel but? Dans quels intérêts? Suivant quelle logique? Fédéraliste jusqu’au bout des ongles veut-il,  comme ses prédécesseurs,  laisser à la gouvernance alternative souverainiste une situation à ce point dégradé  qu’il souhaitera qu’elle se décourage d’œuvrer à l’essence de son projet: faire le pays?  Est-ce un piège?  Comment l’éviter?

 

11.05.09

« Des belles façons, des belles chansons! »

Jeudi 7 mai 2009

Par Gérald Larose, président

Ça recommence! « Des belles façons, des belles chansons! » Hier Stephen Harper. Aujourd’hui  Michael Ignatieff. Deux petits couplets,   un en anglais, l’autre en français, se contredisant, et  un refrain : « levez vos verres, saluez votre compagnie et swinguer la! » Nous  étourdir! Nous saouler!  

Le procédé est toujours le même. «  Je suis nouveau. Je vois grand. Je vous aime. Vous faites partie de mes plans. » Il y a eu le discours de Baie Comeau  de Mulroney, le discours de Québec d’Harper et, dernièrement,  le discours  de Laval d’Ignatieff.  À chaque fois, la pomme!  Et le verre! Et les vers!

La pomme? Nous étourdir avec « la reconnaissance… la cohabitation des identités… la société du savoir, etc. ». Le verre? Nous saouler avec  le pouvoir « c’est là la place du Québec  ». Les vers? Institutionnels! Cachés dans la pomme. Aux multiples têtes! Envahissant  systématiquement le champ des responsabilités du Québec : petite enfance, alphabétisation, éducation, formation professionnelle, santé, culture, développement sectoriel, énergie, développement régional, représentation internationale, etc. etc. Les institutions de l’État canadien n’épargnent  aucune des compétences de l‘État québécois.  Comme Trudeau, Mulroney, Chrétien et Harper, Michael Ignatieff continuera à  bâtir le nouveau Canada. Celui de 1982 qui a exclu  le Québec.

Lui aussi  nous chantera la pomme. Lui aussi   lèvera plusieurs fois son verre en notre honneur. Mais avant tout  il travaillera  avec  autant d’acharnement   pour nous empêcher d’éradiquer ses vers  qui mettent en péril  l’avenir de notre nation. Grand mal lui prendra parce qu’en  quarante ans nous avons  beaucoup appris. Notamment que notre avenir n’appartenait qu’à nous. À personne d’autre. Et pas  au Canada.