Sur plus de 200 pays, 18 seulement ont un territoire plus grand que celui du Québec, lequel couvre une superficie de 1,6 million de kilomètres carrés. Le Québec, c'est plus de 3 fois la France et 5 fois le Japon.

Avec ses 7,4 millions d'habitants, le Québec se compare à des pays comme la Suisse (6,8 millions), la Norvège (4,5 millions), le Danemark (5,1 millions) et la Finlande (5,6 millions). En fait, sa population est supérieure à plus de 120 pays siégeant à l'ONU.

La taille de l’économie québécoise se compare à celle de plusieurs pays européens, notamment la Finlande, la Norvège, le Danemark, la Suisse, l’Autriche et la Suède. Son produit intérieur brut dépasse les 188 milliards de dollars et son PIB par habitant surpasse de 5% la moyenne de l’OCDE.

Le Québec est à proximité du plus grand marché mondial : dans un rayon de 1 000 km autour de Montréal, on compte plus de 100 millions de consommateurs.


 
  En tant que province, le Québec subit la mondialisation. État souverain, il se donnera la capacité d’agir. C’est ce qu’ont compris des dizaines de nouveaux pays membres de l’Organisation des Nations unies qui, depuis les dix dernières années, s’épanouissent à l’échelle de la planète.

26 nouveaux pays se sont joints à l’ONU depuis dix ans. Qu’attend le Québec ?
1992 1993 1994 1999 2000 2002
Bosnie-Herzégovine
Andorre
Palaos République de Kiribati Tuvalu Suisse
Croatie Érythrée   République de Nauru   Timor Oriental
Arménie Macédoine   Royaume des Tonga    
Azerbaïdjan République slovaque  
Géorgie République tchèque
Kazakhstan Monaco
Kirghizistan  
Ouzbékistan
République de Moldova
Saint-Marin
Slovénie
Tadjikistan
Turkménistan


La souveraineté est un passeport vers l’international. En effet, la voix du Québec doit être entendue dans les organisations internationales et elle ne le sera pas tant qu’il sera réduit à un statut de province sous tutelle canadienne.

Des décisions majeures, qui touchent directement les Québécoises et les Québécois, seront prises aux tables internationales où le gouvernement central du Canada prétend nous représenter. Le Québec doit y être en tant que nation qui parle en son nom.


 
  Les appréhensions inspirées par la situation budgétaire et économique prévalant en 1995 ont freiné l’élan vers la souveraineté. À cette époque, le Québec sortait péniblement d’une récession économique. Une étude actuarielle évaluait alors le déficit d’un Québec souverain à plus de 15 milliards de dollars.

Aujourd’hui, un Québec souverain serait dans une situation de surplus budgétaire avant même que ne soient réalisées les économies découlant de l’élimination des dédoublements et des chevauchements fédéraux. Et cela, en raison des formidables efforts de redressement budgétaire qu'ont fait les Québécoises et les Québécois pour atteindre le déficit zéro.

Le Québec joindrait le concert des nations fort d’une situation économique enviable qui le place parmi les vingt pays les plus riches au monde.

Depuis 1995, le Québec ne cesse de surprendre par le dynamisme de son économie, sa performance dans des secteurs de pointe, la croissance de ses investissements, la progression de ses exportations et la formidable poussée de l’emploi.

Cette incontestable réussite économique n’est pas seulement un puissant antidote à la peur distillée par les fédéralistes, c’est l’un des meilleurs arguments pour un Québec souverain.


 
  Un Québec souverain se réalisera pleinement en fonction de ses propres valeurs. Il n’aura plus à se soumettre à des lois ou des normes pancanadiennes qui font fi de son identité, car il aura les pleins pouvoirs législatifs.

Par exemple, Ottawa empêche le Québec d’offrir un programme de congés parentaux adapté aux nouvelles réalités du travail. Ce programme nous permettrait pourtant d’avancer vers une société plus juste.


 
  Ce que nous avons vécu depuis 1995 démontre – si besoin était – que le fédéralisme canadien est incapable de s’ajuster à la volonté des Québécoises et des Québécois de mieux maîtriser leur destin.

Au contraire ! Non seulement, Ottawa refuse de reconnaître l’existence du peuple québécois et tente de lui nier, avec l’inique loi C-20, le droit de disposer librement de son avenir, mais il ne cesse de réduire la marge de manœuvre et l’autonomie du Québec. Chaque jour, le Canada devient plus unitaire. Et le gouvernement fédéral se sert de ses surplus pour tenir la dragée haute aux provinces, étranglées par leur situation budgétaire.

L’entente sur l’union sociale canadienne est l’exemple parfait du préjudice que subit le Québec en tant que province. Signée en février 1999 par le gouvernement fédéral et les provinces du reste du Canada, malgré l’opposition ferme du Québec, elle prévoit une reconnaissance aussi explicite qu’inédite du pouvoir fédéral de dépenser, ce qui permet à Ottawa d’empiéter impunément dans les champs de compétence des provinces.

Cela ouvre toutes larges les portes à des initiatives comme celle de la Fondation des Bourses du millénaire, créée par le gouvernement de Jean Chrétien sans tenir compte du régime québécois d’aide financière aux étudiants.


 
  Pendant que les surplus s’accumulent dans les coffres d’Ottawa, le Québec fait face à des dépenses essentielles qui croissent à un rythme dangereusement élevé.

C’est notamment le cas en santé, car le vieillissement de la population entraîne une demande accrue de services. La santé représente actuellement 40% du budget québécois et on estime qu’en 2010, cette proportion atteindra les 50%. La souveraineté permettra de récupérer les quelque 33 milliards de dollars de taxes et d’impôts versés par les Québécoises et les Québécois au gouvernement fédéral, ce qui dégagera une marge manœuvre pour investir en santé.

Bref, un Québec souverain pourra gérer l’ensemble de ses recettes fiscales en fonction de ses propres intérêts.


 
  Malgré les espérances et les pressions du gouvernement de Jean Chrétien, l'avis de la Cour suprême rendu en 1998 a, somme toute, validé la démarche proposée lors du référendum de 1995. Le gouvernement fédéral et le reste du Canada se sont vu imposer l'obligation de négocier avec le gouvernement du Québec au lendemain d'un vote référendaire favorable à la souveraineté.

Et le Québec n'est nullement lié par la loi fédérale C-20 concocté par Stéphane Dion. Cette loi inique n'est qu'une tentative d'Ottawa de se soustraire à l'expression démocratique du peuple québécois et à l'obligation constitutionnelle de négocier de bonne foi les modalités d'accession du Québec à la souveraineté.


 
  Les ententes de partenariat que le Québec a établies avec les Premières nations ont éliminé un obstacle possible à l’accession à la souveraineté, car l’opinion internationale est très sensible aux droits des minorités. Or, comme le constate le professeur Bradford W. Morse dans une mise à jour d’une étude de la Commission Bélanger-Campeau, la feuille de route du Québec en la matière est impressionnante par rapport à celle des autres provinces canadiennes et d’autres pays.

Le 24 octobre 2001, le grand chef des Cris, Ted Moses, a déclaré : «Nous, les Cris, sommes des résidents permanents et nous continuerons de vivre dans le nord du Québec peu importe ce qui arrivera. Si le Québec devient souverain, nous ne bougerons pas.» On ne saurait être plus clair !


 
  Un Québec souverain pourra gérer l’immigration et la citoyenneté, améliorer le pouvoir d’attraction du français comme langue commune et ainsi faciliter l’intégration des Québécoises et Québécois issus de l’immigration à la nation québécoise.

L’apport particulier des nouveaux arrivants ajoute à notre qualité de vie collective et favorise l’ouverture de notre société sur le monde. Mais il faut aussi faire en sorte que ces nouveaux concitoyens développent un sentiment d’appartenance au Québec, qu’ils se sentent Québécois.

Dans un Québec souverain, les nouveaux arrivants ne seront plus confrontés à deux modèles identitaires concurrents :

l’un, canadien, prétendument fondé sur le bilinguisme et le multiculturalisme, mais qui, dans les faits, ne produit qu’une assimilation inexorable à la majorité anglo-canadienne;
l’autre, québécois, valorisant la langue française comme langue publique commune et la citoyenneté québécoise.

On mettra ainsi fin aux distorsions dans les symboles, les orientations politiques et les actions qui ont pour effet de multiplier les tensions identitaires.


 
  Le Québec est le seul territoire d'Amérique où la langue et la culture française reposent sur des assises suffisamment solides pour que le français ne recule pas. Partout ailleurs au Canada, l'irrésistible mouvement d'assimilation cause des ravages incessants et irréparables.

Toutefois, plus de 25 ans après l'adoption de la Charte de la langue française, la situation du français demeure fragile, notamment sur l'Ile de Montréal. Plusieurs dispositions importantes ont été successivement invalidées par les tribunaux canadiens.

À l'aube de ce nouveau siècle, il est temps que le Québec se définisse clairement comme une terre de langue française et de culture québécoise et que son gouvernement puisse procurer à cette langue et cette culture la protection et les ressources nécessaires à leur plein épanouissement.