Le français aux Jeux olympiques. Canada fumiste.

Le Canada, pays bilingue! Fumisterie. Depuis toujours d’ailleurs. À cinq reprises, dans l’histoire de ce pays, le français fut  banni. Faute d’avoir réussi à le faire disparaître, ils le portent maintenant dans les grandes occasions comme un coquelicot, sobrement. Dans sa longue allocution d’ouverture, monsieur John Furlong, président du comité organisateur des Jeux olympiques de Vancouver, a prononcé onze mots en français. Je les ai comptés. Dans leurs très officielles interventions, Jacques Rogue, président du comité international, et Michaëlle Jean, représentante de la reine, en ont dit autant en français qu’en anglais. Et un artiste, Garou, a livré une prestation en français. Total : dans une célébration qui a couru sur près de quatre heures il n’y a pas eu cinq minutes de français.

Faut-il se surprendre? Pas du tout. En dehors du Québec, le français se parle dans 2,4% des foyers. Sur bien des territoires, on parle plus chinois, ukrainien, allemand et espagnol que français. La langue d’usage, de citoyenneté et d’identité est l’anglais. Pour ces populations, le français est un héritage historique. Ils lui font un clin d’œil comme ils en font aux langues autochtones. C’est du folklore. Comme l’a bien traduit la cérémonie d’ouverture.

Faut-il s’insurger? Totalement. Contre les fallacieux qui perpétuent le mythe du Canada bilingue. C’est le Québec qui, concrètement, est bilingue (quatre fois plus que le Canada) et même trilingue (neuf fois plus que le Canada). De plus, les autochtones vivant sur le territoire du Québec ont mieux conservé leurs langues et la promeuvent mieux que ceux habitant le Canada. La riche diversité linguistique a un nom et c’est Québec. Pas Canada.

Alors pourquoi se déclarent-ils faussement bilingues? Pour tenter de garder encore longtemps le Québec dans leur giron. À tout le moins aussi longtemps qu’il ne s’apercevra pas qu’il est toujours plus minorisé et qu’à terme il deviendra lui aussi un héritage folklorique.

 

4 commentaires pour “Le français aux Jeux olympiques. Canada fumiste.”

  1. MichelG dit :

    Le mensonge du Canada bilingue est une supercherie qui dure depuis 1763
    ===Canada-Québec 100% francophone en 1755-1763 depuis 1534
    ===Canada-Québec 1763-1863, 50% francophone suite aux massacres, à cent ans de régimes militaires , à la fermeture du Saint Laurent aux bâteaux de nos parents de France, aux massacres des patriotes , à la fausse constitution .
    ===Canada Québec 1863-1963 , reste 25% de francophones (à 90% citoyens du Québec) suite aux massacres des métis . à la déportation économique aux USA de 50% des Québecois , aux nombreuses mesures de guerres 1914, 1939, 1970, 1990 et à l’abolitionmdes droits des francophones hors Québec et même au Québec ( destruction de la loi 101).
    Seule l’indépendance du Québec pourra nous offrir un pays francophone et ouvert sur le monde

  2. Gaétan Doucet dit :

    Un bon article sur le sujet :

    « Les signes de fierté canadienne sont partout », disait une journaliste de la télé du

    réseau anglais de Radio-Canada.

    Elle faisait référence aux nombreux Canadiens déambulant à Vancouver ou sur les lieux des compétitions.

    Des femmes et des hommes avec leur tuque, leur manteau, leur foulard, leur pantalon qui ont tous plus ou moins le même dénominateur commun : la feuille d’érable, le rouge vif canadien (voire libéral), ou, encore plus subtil, le gros Canada bien imprimé.

    Vous avez des doutes sur leur identité? Peut-être sont-ils des Américains, après tout? Non, leurs multitudes de « Go Canada » achèvent vos doutes.

    Les Canadiens (anglais surtout) se couvrent de Canada pour mieux se différencier des Américains. Et, étrangement (ouvrons les livres de psychologie classique), pour copier un peu leur patriotisme.

    Pendant ce temps sur une autre chaine de télé (toujours canadienne), il est question de la « so called French crisis ». Un journaliste du National Post basé à Calgary s’étonne de cette tempête dans un verre d’eau : « Vas-tu falloir qu’on détermine des quotas de français à chaque fois qu’on tient un événement », disait-il en substance.

    Calgary semble loin du Québec, imaginez Vancouver…

    La classe politique canadienne s’est longtemps demandé : « What does Quebec want? ». Il serait peut-être temps de demander à celle-ci : « Why do you want Quebec (in your federation)? »

    Des rébellions, une crise d’octobre, des négociations constitutionnelles, l’échec de Victoria, un référendum, des négociations constitutionnelles, l’échec de l’accord du Lac Meech, l’échec de l’accord de Charlottetown, un autre référendum…

    Il me semble que les occasions ont été nombreuses pour démontrer au Québec qu’on tient à lui. D’accord, certaines avaient un prix plus élevé que d’autre. Mais il me semble que la plus belle occasion ratée demeure celle de la dualité linguistique.

    Le Canada anglais a pourtant tant à gagner à apprendre le français : une réelle distinction avec le voisin américain, des relations harmonieuses et une meilleure compréhension de sa population francophone, un renforcement de l’unité nationale, etc.

    Même quand c’est juste pour la forme, le constat d’échec est omniprésent. Il y a le bilinguisme institutionnel qu’il nous rappelle depuis 40 ans, et là ce sont les Jeux olympiques qui, comble du comble, se déroulent au pays – où cohabitent, en théorie, deux langues officielles. Yeah, right.

    Le plus bel échec il est là, au niveau de la langue. Et il est en amont de tout le reste. Les unifoliés, les cris « Go Canada », les love-in improvisés « We love Québec » et les vêtements à l’effigie de la feuille d’érable ne bernent plus personne.

    Ça n’a jamais compté là où ça devait compter. Dans l’action, dans la bouche!

    Et c’est tant pis pour nous. Et pour eux, aujourd’hui et peut-être demain.

    Voir ce texte sur http://www.jpdarcey.com/blog/

  3. Leslie dit :

    Je suis bien d’accord que le francais n’est pas très parler dans les autres provinces canadiennes. Désormais quand j’ai vu l’ouverture des jeux et que j’ai vu que la langue francaise a été incluse, j’étais très contente, sincèrement. Ce qui est triste est de voir les commentaires négatifs sur cela, je pense qu’on devrait remercier quand même pour l’effort. Ne pensez-vous pas que ceci peut-être un début. Pour moi la souveraineté n’est pas la solution, il faut s’unir comme provinces et être un vrai pays: Le Canada. Il faudrait plutôt inciter les gens à parler le francais mais ne pas les forcer. Les autres provinces devraient s’ouvrir à nous (Être ouvert d’esprit). Je penses que nous devons nous unir et la langue francaise ne disparaîtra JAMAIS. Depuis longtemps, même après les guerres, conflits etc. le francais se parle encore au Québec, peut-être moins qu’avant mais elle se parle encore. Je peux vous dire que je suis bien fière de parler la langue francaise.

  4. Étienne dit :

    Il m’apparaît surprenant que l’on puisse se satisfaire d’entendre quelques mots de français de 2 francophones, que ce soit aux Olympiques ou ailleurs. Le fait que le français soit concentré dans quelques régions n’y changent rien. Au Hockey, les Canadiens de Montréal parlent autant français qu’Anglais alors qu’au Québec seul 8% de la population est d’origine anglophone. Les jeux olympiques devaient être source de fierté “nationale canadienne”? Ils devaient donc être 100% bilingue. Point.

    Nous pourrions dire que les francophones sont plus gentils, peut être? On pourrait aussi dire que l’interdiction des écoles francophones en Ontario ou au Manitoba ont favorisé le déclin des francophones hors Québec. J’imagine que le fait que les anglais, lors de la conquête, on tué 1 personne sur 7 en Nouvelle-France pèse dans la balance. Peut-être aussi que la déportation des Acadiens y est pour quelque chose… Cette résignation est peut-être en lien avec le fait que nous avons remboursé par l’Acte d’Union en 1840 la dette du haut-canada anglophone sans pouvoir s’offusquer?

    Bref, par les armes ils nous ont réduit à se satisfaire de bien moins que ce que la droit le plus élémentaire devrait nous donner: un pays qui parle notre langue sans que ce ne soit perçu comme une demande ou un problème par eux et nous…

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