Canadiens de Montréal. Et en plus c’était illégal!
Secrétaire d’école, elle avait quelques convictions politiques souverainistes. Au début, elle en recevait quelques fois par année. Puis plus souvent. Et après le référendum de 95, les commandites sévissant, c’était plusieurs fois par mois. Et ça venait de tous les horizons : des ministères, des organismes gouvernementaux et même de la reine d’Angleterre pour son 50e anniversaire de règne. Elle a collectionné pour elle un exemplaire de chaque affiche, cahier, cassette VHS, CD, etc. Total : 21 pieds d’étagères de propagande fédéraliste destinée directement aux enfants.
Une quinzaine de pédagogues, aussi avec des convictions souverainistes, décidèrent bénévolement de produire un guide à l’intention des enseignants qui souhaiteraient diversifier le point de vue fédéraliste. Guide qu’ils pourraient s’acheter en librairie au coût de 10$. Un guide pédagogique nuancé qui présentait aussi l’option de la souveraineté. Titre : Parlons de souveraineté à l’école. Tollé libéral. Tollé médiatique. Un crime de lèse-école. Personne n’a voulu parler de la pénétration systématique de la propagande fédéraliste dans les écoles du Québec.
Février 2009, on apprend que le club des Canadiens de Montréal expédiera directement aux enfants de la troisième à la sixième année des dizaines de plaquettes, fascicules et autre matériel pédagogique. Qu’il le fera même avec la bénédiction de la ministre de l’Éducation du Québec. Plus encore. Non seulement avec sa bénédiction mais aussi avec son pognon (le nôtre) à la hauteur de un quart de million (253 000$ plus précisément). Et le comble, c’est une équipe de Toronto qui sera chargée de la production. Y a-t-il eu tollé libéral? Tollé médiatique?
Samedi dernier, l’excellente équipe du Journal de Montréal en lock-out, Rue Frontenac, qui ne cesse de nous donner des exclusivités, nous apprenait que la production torontoise du club des Canadiens de Montréal destinée aux enfants québécois qui, soit dit en passant, est écrite dans un français laborieux, contrevenait aux dispositions de l’Office de la protection du consommateur relativement à la publicité destinée aux enfants. Il faut rappeler que seul le Québec dispose, depuis plus de 30 ans, d’une semblable protection des enfants en matière de publicité. Toronto ne savait pas!
Le club des Canadiens de Montréal appartient au peuple québécois. Sa direction? Pas sûr! Plutôt colonisée. Comme la ministre peut-être?
6 février 2010 à 5:44
Le Canadian de Montreal est anglophone donc étranger à la nation francophone Québecoise .
Aussi longtemps que 100 % ou même 50% des impôts des Québecois seront aux mains des fédéralistes nous n’aurons aucun pouvoir dans nos médias nos écoles et nos institutions et nous devrons laisser les fédéralistes nous fermer le monde et détruire notre langue