Archive pour janvier 2009

Les plaines d’Abraham ? Nous les reprendrons !

Dimanche 25 janvier 2009

Gérald Larose, Président

Conseil de la souveraineté du Québec

C’était le   400e d’une ville et non d’un peuple. Aux couleurs du Canada et non du Québec. Très festif. Peu éducatif. Il fallait surtout éviter que les Québécois de tout le Québec  redécouvrent leurs racines et s’enorgueillissent du chemin parcouru. 2008  fut vidé de son  sens historique. Ils veulent  que 2009 en soit rempli. Le Canada  s’est payé le 400e de la ville de Québec. Il voudrait maintenant nous vendre le 250e de la conquête anglaise. Non ! Non ! Et non !

Le Canada ne baisse jamais les bras. Il est toujours en construction. Il lui faut s’écrire une histoire. Ce faisant, interpréter celle du Québec, la travestir  pour l’intégrer dans la sienne. Il a mis la main sur nos principaux lieux de mémoire. Il a multiplié les musées d’interprétation. Il subventionne largement des chaires de production idéologique. Son objectif : construire   la narration historique, occuper  les repères symboliques et gérer le discours public. C’est dans ce cadre que les 400e, 250e ou 100e fêtes sont mises à contribution.

Il faut s’objecter sans nuances à la célébration du 250e de la conquête anglaise. Le Québec a perdu la bataille de 1759. Mais il n’a pas perdu la guerre. Dès 1760 son mouvement d’émancipation s’est mis en route. Il lui a fait traverser ces deux siècles et demi. Résistant à la colonisation. Combattant l’aliénation.  Et aujourd’hui c’est  le Québec tout entier qui est formidablement équipé pour assumer son destin souverain. 2009 ? Une année importante de réflexion pour voir comment bientôt  nous reprendrons les plaines d’Abraham pour y hisser le très beau drapeau québécois

 

Jean Pelletier, coupable

Lundi 19 janvier 2009

Il est mort. Normalement le concert d’éloges convenus et convenants  marque  le point d’orgue de la carrière d’un homme de cette envergure. Jean Pelletier a souhaité jouer  les prolongations en livrant aux médias une série d’entrevues à être publiée après son décès. Dans les circonstances il nous permettra de jouer la partie.  Dans lesdits  entretiens   il avoue crûment que relativement à la question nationale du Québec les règles de la démocratie peuvent être violées. « Quand on est en guerre, on va-tu perdre le pays à cause d’une virgule dans la loi ? » N’est-ce pas lui, avec plusieurs des  siens, qui avait en bouche, constamment comme une accusation, le respect des règles ? Y compris celles d’une constitution unilatérale que le Québec n’a jamais voulu accepter ni signer ?

 

Aujourd’hui, c’est Jean Pelletier. Hier, Jean Chrétien. Antérieurement, Pierre-Elliot Trudeau. S’ajoutant  aux nombreux « canadiens français » fédéraux toujours disponibles pour les basses œuvres, cet inconditionnel du Canada a œuvré   à maintenir de gré ou de force cette « race » dans le Canada.

 

Il était en guerre, disait-il. Dans les mêmes termes, Guité  le disait aussi. Les deux étaient « en ordre de marche. Salut ». Pelletier commandant. Guité exécutant. « Il y en a peut-être qui se posaient des questions. Pas moi ».  Guité est coupable. Jean Pelletier aussi. Jean Chrétien également. Lui qui récemment, dans une phraséologie similaire,  avouait que s’il n’avait pas réussi à voler le référendum il n’en aurait pas reconnu les résultats positifs.

 

Ces gens n’ont pas de pleurs pour la démocratie qu’ils tuent. Au moins en ont-ils pour l’ami qui les a quittés. Mais leurs sentiments ne doivent pas  embuer notre vision de leurs conceptions élastiques  de la démocratie et des dimensions   illégale et maffieuse de leurs pratiques.

 

 

“La mémoire usurpée”

Lundi 19 janvier 2009

Par Gérald Larose

Président du Conseil de la souveraineté du Québec

 

 

Nous le devinions. Nous avions soulevé quelques interrogations.  Il ne fallait surtout pas  jouer les « casseux de party »! Il y a bien eu quelques «couacs ». Mais, finalement nous y sommes allés. En y revenant un peu gênés. Cette fête était bizarre! Une impression de passer à côté de l’essentiel.  Le dernier numéro de l’Action nationale (volume XCVIII, numéros 9 et 10, novembre et décembre 2008)  nous livre un dossier  percutant sur le « holdup» fédéraliste des fêtes du 400ième de la ville de Québec.  « La mémoire usurpée » est à lire d’un couvert à l’autre. On y apprend comment, concrètement, avec la complicité de ses inconditionnels,  le Canada s’y est pris pour s’écrire  à nouveau un bout d’histoire  en travestissant  celle du Québec.  Il a contrôlé l’organisation. Il a mis le fric. Il a fourni les espaces physiques. Il a géré l’interface internationale. Tous les référents identitaires  (drapeaux, couleurs, symboles) de la nation québécoise ont été écartés.  Le premier objectif était  que le Québec oublia de fêter sa naissance. Objectif atteint. Une ville fut fêtée. Non une nation, Ni même une capitale! Dossier à lire absolument sous la plume des auteurs Jacques Beaumier, Gaston Deschênes, Marcel Junius, Pierre-Paul Sénéchal, Michel Lessard et Francine Lavoie.