Un gouvernement de minables.

Un gouvernement de minables.

Par Gérald Larose, président

 

Un gouvernement de minables! Il n’existe  point d’expression plus juste pour qualifier la décision de l’actuel gouvernement  du seul État français des Amériques. Il est  en dessous de tout. Inculte en étant incapable d’une lecture artistique du parcours résistant  de son propre peuple? Révisionniste en travestissant le sens des paroles qui ont marqué de façon plurielle  le cours  de l’histoire? Censeur en voulant en taire certaines? Tout cela peut-être. Mais d’abord et avant tout  ce gouvernement fait férocement partie du camp de celles et de ceux qui, au cours de ces 250 ans, jusqu’à l’ère moderne,  ont travaillé   pour  que le peuple québécois occulte son histoire et se divise sur le sens de son avenir.

En 2008 il avait réussi à travestir la naissance de son  peuple en celle  d’une municipalité.  Il finança des fêtes du 400ième  en renonçant au  drapeau et aux symboles  de la nation québécoise et  même à sa couleur bleue.  Il mit  beaucoup de ressources  pour divertir et écarta  la presque totalité  des  initiatives citoyennes visant l’appropriation de l’expérience historique de la résistance du peuple québécois. Fort de cette lancée il croyait peut-être   que le 250ième de la défaite de ce même peuple pourrait être  recyclé en une célébration de reconnaissance envers les victorieux! Avec bals, poignées de mains et reconstitution festive du carnage de l’époque. L’ensemble du Québec s’est objecté. À nouveau des citoyens prirent l’initiative de proposer des activités permettant l’appropriation du chemin parcouru et donnant sens à l’avenir de cette aventure unique. Ils sollicitèrent du gouvernement du Québec une modeste contribution  de 20,000$, Rien à voir avec les dizaines de millions  mis à la disposition des divers amuseurs publics.  La réponse prit la forme d’un immense mépris non seulement envers  les auteurs traités de terroristes mais également envers tous ceux et toutes celles qui s’identifiant à cette expérience se voient  traités de complices.

C’est ce même gouvernement qui donna sans sourciller 250,000$ (un quart de million) au riche Club des Canadiens de Montréal pour qu’il produise  à Toronto dans un français approximatif un livret de fidélisation des tout jeunes enfants qu’il expédia  dans chacune des  écoles du Québec. Divertissement, oui. Histoire, non.  Pas même dans les livres qui doivent la raconter. Les dates qui fâchent y ont été édulcorées.

Saluons les artistes, les organisations de la société civile et les citoyennes et les citoyens engagés qui, à titre purement gracieux et en dépit de l’hostilité ouverte d’un gouvernement sensé les représenter aussi, nous procureront en ce 250ième des activités dignes d’un peuple debout en marche vers son accomplissement,

 

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