La place des jeunes est primordiale!
Par Gérald Larose, président.
Les journaux ont dit 500. La radio, 1000. J’y étais. Au bas mot, en ce 24 mai 2009, à Montréal, nous étions 2000 à répondre à l’appel d’un groupe «spontané» de jeunes souverainistes à «marcher vers l’indépendance». L’ambiance était festive. La marche, rythmée. Le verbe, clair. «Qu’est-ce qu’on veut? On veut l’indépendance.»
Tout était surprenant dans ce regroupement. D’abord l’initiative. Émanant d’un groupe informel de jeunes dialoguant essentiellement par Internet et rattachés à aucune organisation. Aussi l’organisation. Minimale au sens où il n’y avait pas de logistique lourde. Et le message. Extraordinairement épuré martelant l’essentiel projet de faire du Québec un pays. Sans ajouter le point de chute de l’itinéraire qui nous a conduits à la Place du Canada devenu dans les circonstances la Place de l’Indépendance, baptisée qu’elle fut par une pluie de poèmes de nos plus grands auteurs.
Cette marche était une initiative citoyenne. Son déroulement s’est fait hors cadre. Son message n’en fut que plus percutant. Il témoigne de l’existence très concrète de volontés «spontanées», «inorganisées» et «très jeunes» de voir le Québec devenir un pays. C’est ce que la composition de la manifestation illustrait abondamment d’ailleurs.
Reste le défi de transformer cet élan en contribution au mouvement social porteur du projet de l’indépendance du Québec. Répétons-le. Contrairement à l’immense majorité des peuples, le Québec a choisi les urnes et non les armes pour conquérir sa liberté. Il a situé son combat dans le champ de la démocratie. Il a décidé de travailler sur lui-même, de faire les débats, de mobiliser les convaincus, de convaincre les hésitants, de contredire les opposants et d’appeler toutes ses composantes à réfléchir, à prendre position et à s’exprimer. Dans ce brassage sociétal, les partis politiques ont un rôle déterminant à jouer. Seul il ne suffit pas. Le mouvement social est nécessaire. Et dans le mouvement social, la place des jeunes est primordiale.
25 mai 2009 à 7:05
M. Larose,
Vous concluez bien que les partis politiques ont un rôle déterminant. De même pour le Conseil de la Souveraineté, trop discret. Je comprends qu’il y a la tactique de ne pas provoquer trop vite l’ennemi, l’endormir. Et M. Curzi nous annonce, aussi en douce, que Mme Marois va sortir sous peu avec son programme très souverainiste bientôt… On veut bien… mais il y a urgence! L’ennemi avance constamment: les richesses naturelles données, les valeurs immobilières et l’épargne détournés, la langue bafouée et l’immigration non francisée accélérés. Il divise la nation québécoise pour minoriser le vote! Et le vote, il faut le doubler si le programme PQ devait être carrément pour mettre en marche l’indépendance! Évidemment, si le Parti avait le courage d’un programme non équivoque, il récupérerait cette jeunesse en marche beaucoup plus sûrement que le troupeau anglophile actuellement démobilisé par des programmes provincialistes, opportunistes. Monsieur Larose, ces jeunes et les hésitants, ou les fatigués, veulent vous entendre plus souvent. C’est vrai que les médias conscrits par le gouv ne transmettent plus le message libérateur. À vous d’inventer les moyens de parler au peuple abandonné, paupérisé, soumis sous de fausses représentations. Canada utilise les mêmes techniques que l’Empire britannique: INDIRECT RULE des hommes de paille au pouvoir qui prétendre travailler pour nous.
27 mai 2009 à 9:53
Et si le drapeau du Québec pouvait parler
Notre drapeau est accueillant, ouvert sur le monde, enveloppant, rassembleur, vivifiant et chaleureux.
Notre drapeau est docile. Il peut se faire caressant pour peu qu’un vent léger se mette de la partie.
Notre drapeau fait confiance, il donne la chance au coureur.
Si notre drapeau pouvait parler…
Il nous préviendrait qu’il saura aussi être implacable envers celui qui s’en drape malhonnêtement.
Qu’il sera impitoyable envers celui qui l’évoque pour mieux dissimuler son hypocrisie, ses mensonges, son opportunisme.
Qu’il lui collera à la peau, s’y incrustera pour, finalement, rétrécir comme peau de chagrin ou
s’enflammer tel un buisson ardent.
Si notre drapeau pouvait parler, il nous dirait certainement…
« Reconnaissez-vous, unissez-vous, rassemblez-vous, arborez-moi fièrement partout et en tout temps, je saurai être votre phare dans la nuit, votre soleil dans le jour. Je vous le dis et vous demande de vous en souvenir, rien n’est plus triste qu’un drapeau sans pays ! »
27 mai 2009 à 11:36
Cette marche fait mentir de nombreux adversaires de l’indépendance du Québec qui en parle comme le projet de la génération des Baby boomers. De plus, c’est rafraîchissant de voir les indépendantistes mobilisés vers le pays plutôt que pour le PQ, le PI ou QS.
Permettez-moi de citer le comité organisateur de la marche du 24 mai :
«Nous refusons la mentalité pessimiste et le discours défaitiste de certains souverainistes fatigués, découragés, résignés, qui ont abandonné le combat pour l’indépendance de notre nation.
Nous refusons les divisions entre indépendantistes et souverainistes, entre radicaux et modérés, entre gauche et droite, entre jeunes et moins jeunes. Soyons unis et nous l’aurons notre pays !!
Nous refusons que notre projet d’indépendance nationale, cet espoir légitime, ce rêve magnifique, soit réduit à un simple moyen de faire des carrières politiques et de prendre le pouvoir en remettant toujours à plus tard la conquête de notre liberté. Nous n’attendrons plus que les leaders et les partis politiques se décident à agir.»
L’indépendance est en marche et rien ne pourra l’arrêter !
http://vigile.net/L-independance-est-en-marche-et