Est-ce un piège? Comment l’éviter?
Par Gérald Larose
Nous avons sué “sang et eau”! Tous n’étaient pas d’accord. Nous l’avons fait quand même. Déficit zéro. L’avenir d’un peuple et de ses politiques publiques, disions-nous, seront mieux servis par des finances saines que par un État qui additionne des déficits à ses dettes. Un grand coup a été donné. Qui a laissé des marques. L’équilibre a été atteint. Puis le début du réinvestissement eut lieu et des nouvelles politiques sociales furent aménagées. Notamment les centres de la petite enfance et les dispositifs de développement local et régional pour ne nommer que ceux-là.
Puis vinrent les libéraux fédéralistes : diminution des impôts de l’État québécois, affaiblissement de sa capacité de conduire les grands travaux (PPP), sous-traitance au privé du développement économique local et régional (les FIERs) changement de vocation de la Caisse de dépôt et de placement (priorité aux rendements et non au développement ), vente de la Bourse de Montréal, croissance de la dépendance du Fédéral pour la conduite des affaires économiques, croissance de la dette, puis, finalement, retour aux déficits… case départ. Tout ce parcours pour rien!
Le gouvernement Charest, comme tous les gouvernements de droite, met à mal les finances de l’État. Dans quel but? Dans quels intérêts? Suivant quelle logique? Fédéraliste jusqu’au bout des ongles veut-il, comme ses prédécesseurs, laisser à la gouvernance alternative souverainiste une situation à ce point dégradé qu’il souhaitera qu’elle se décourage d’œuvrer à l’essence de son projet: faire le pays? Est-ce un piège? Comment l’éviter?
11.05.09
13 mai 2009 à 1:20
Belle description, il ne manque que les deux faits suivants : tous les mensonges, les demi-vérités, les détournements de la vérité dans lesquels le parti libéral est passé maître pour se faire élire, par exemple, et celui que depuis que Charest et les libéraux ont les deux mains sur le volant, personne n’a pensé à mettre de l’essence dans la voiture.
Vous nous demandez comment éviter ce piège si, bien sûr, c’en est un ?
Je ne crois pas que ce soit un piège, mais avec lui tout est possible.
Le véritable piège que nous ont toujours tendu les fédéralistes, c’est d’en faire juste assez pour occuper les partis souverainistes à répliquer et à consacrer plus de temps à dénoncer certaines choses et le reste du temps à des préoccupations électoralistes.
Et on peut dire qu’ils ont très bien réussi.
En 40 ans d’existence, le PQ a consacré beaucoup plus de temps à se faire élire ou à garder le pouvoir qu’il en a passé à éduquer politiquement, à mobiliser les Québécois et à nourrir leur fierté et leur confiance en eux.
Son électoralisme est à dénoncer haut et fort.
Le piège qu’il nous faut éviter c’est d’entretenir des débats stériles avec les fédéralistes qu’eux n’entretiennent avec nous que dans le but de nous occuper à des futilités et nous empêcher de travailler à l’essentiel, la création du pays du Québec.
Sortons les fédéralistes, les Canadians et tout le bataclan de nos têtes et de nos préoccupations; nous avons assez d’être occupés par eux sans nous préoccupés d’eux en plus.
Et s’il vous plaît, mettons fin à toute forme d’étapisme, oublions les « gestes de gouvernance » (de nouveaux mots, mais la même tactique ou philosophie étapiste) et agissons. Notre but, notre seul but, doit être de mobiliser les Québécois pour qu’ils en viennent à exiger de leur gouvernement la création de leur pays.
Je vous propose de consacrer 10 minutes à essayer de comprendre ma façon de voir les choses.
Manifeste pour un Québec fier ! : http://www.youtube.com/watch?v=cgGHOOP7Dxc
16 mai 2009 à 1:07
Bonjour!
Je vous invite à une lecture
livre gratuit …«Le pays Québec est arrivé»
http://espace.canoe.ca/jptellier/blog/view/273782
Jean Paul Tellier
16 mai 2009 à 1:11
Bonjour!
Je vous invite à une réflexion.
Dépéquitiser le projet d’indépendance du Québec
http://www.vigile.net/Depequitiser-le-projet-d
Jean Paul Tellier
25 juillet 2009 à 5:28
RICHELIEU, Armand Jean du Plessis de,
Prélat et homme politique français (1585-1642) :
<< Ainsi les ministres d’État doivent-ils souvent se remettre devant les yeux et représenter à leur maître qu’il est plus important de considérer l’avenir que le présent, et qu’il est des maux comme des ennemis d’un État, au-devant desquels il vaut mieux s’avancer, que de se réserver à les chasser après leur arrivée. >>
Source : Testament politique